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La Biographie de John Lennon


John Lennon enfant - Copyright Yellow-sub.netC’est le Beatle dont l’œuvre et l’image ont le mieux résisté à l’épreuve du temps. Ce fils d’ouvrier oublié par son père et élevé par sa tante est l’une des personnalités marquantes de la rock music dont l’œuvre est étudiée dans les universités américaines.

Le teddy boy de Liverpool, fondateur des « Quarrymen », devient un rocker fougueux d’Hambourg (de 60 à 62), amateur de rhythm & blues ; le leader des Beatles écrit nombre des compositions du groupe (toutes créditées Lennon/McCartney) : « Ticket To Ride », « Eight Days a Week », « A Hard Day’s Night », « l’m Only Sleeping », « Lucy In the Sky With Diamonds », « Revolution », « Julia » (pour sa mère fan de rock morte dans un accident alors, qu’il n’avait que 14 ans), « Dear Prudence », « Happiness Is a Warin Gun », « l’m So Tired » et « Across the Universe », sa dernière contribution aux Fab Four, reprise par Bowie.

Il enregistra plusieurs titres avec Cheap Trick, « Midnight Special » avec McCartney et Stevie Wonder et au moins un avec Mick Jagger (« Too Many Cooks »).Le « nowhereman » ancien élève des Beaux-Arts était l’élément dur et acide des Fab Four.

Cet auteur- compositeur-chanteur-guitariste rythmique et pianiste remarquable était une authentique bête de scène (voir le film du show des Beatles au Shea Stadium de NY). Au temps des Fab Four, son humour cynique et réaliste indisposait le bourgeois : sa plaisanterie innocente d’idole gâtée, et acte politique inconscient, « nous sommes plus populaires que le Christ », fut prise au premier degré. Il remit constamment en question le côté gentillet pop des Beatles (qui les faisait accepter des parents). Devant la reine d’Angleterre à la Royal Command Performance de 64, il jeta : « Ceux qui occupent les places les moins chères peuvent applaudir, les autres, remuez seulement les bijoux ! »

John Lennon sur la terrasse de sa résidence anglaise - Copyright Yellow-sub.netCe décalé caustique chanta d’abord souvent l’abandon avant de plonger dans le « nonsense » typiquement britannique (« A Day In the Life », sommet de sa collaboration avec McCartney) et la déchirure rock : « Strawberry Fields For Ever », « I’m the Walrus » et son pastiche déjanté d’Elvis dans le clip de « Hello Goodbye ». Il eut le courage d’appeler au secours dans « Help » et d’écrire et chanter que « le rêve (la pop music ? le rock ? les Beatles ?) était fini... ». Il fut le premier à annoncer qu’il voulait quitter les Beatles, le 29/9/69.

Parallèlement aux Beatles, il crée avec sa seconde compagne Yoko Ono, rencontrée en novembre 66 et épousée le 2013/69, le groupe Plastic Ono Band en 68 avec lequel il enregistre l’album « Two Virgins » (la pochette du couple nu), publie en 68 le tube « Instant Karma », l’album « Live Peace In Toronto » en 69 (année de son « bed- in » en mai à l’hôtel Queen de Montréal pour dire non à la guerre) et « Power To the People/ Mother » en 71. Le 3/9/7l, il quitte définitivement l’Angleterre et fait découvrir le groupe new-yorkais Elephant’s Memory.

Le « working class hero » entre en analyse, remonte sur scène après trois ans d’absence, avec le Plastic Ono Band en 71 et publie deux grands albums « John Lennon Plastic Ono Band » et « Imagine », l’une de ses grandes réussites et l’un des meilleurs disques de l’histoire du rock, avec « Jealous Guy », « Imagine » (« C’était un hymne, nous l’avons donc enrobé de sucre » Yoko), « Crippled lnside » et « How ».

Peu à peu, il devient dangereux pour la société bien-pensante -, ses projets de paix et ses violentes attaques contre les dirigeants du monde excitent la colère : « John était un chic type, mais il criait beaucoup... » (Paul McCartney en 89).

Deux recueils de poèmes et de dessins contribuent à établir sa réputation : le délirant In « His Own Write », paru en 65 en France, sous le titre « En flagrant délire », et « A Spaniard In the Works » sorti la même année en Angleterre. John Lennon déclarait avoir eu sa prise de conscience politique avec « All You Need Is Love » (67). Par la suite, ses compositions seront de plus en plus révolutionnaires : « Power To the People », « Working Class Hero » influencé par Dylan, « New York City » , « Instant Karma », « Happy Christmas (the War Is Over) ».


Musicalement, son oeuvre en solitaire (« Walls And Bridges » et surtout ses déchirants albums de 71 « Plastic Ono Band » et « Imagine ») n’a rien d’original, mais elle rivalise par sa lucidité et sa sincérité avec celles des grands du rock ; en particulier avec celle de son compère Paul avec qui il connut une période difficile, lui reprochant son opportunisme et son égocentrisme strictement musical - sa carte postale satirique dans « Imagine », où il tient par les oreilles un cochon, référence évidente à la pochette de « Ram » (de Paul) et la chanson « How Do You Sleep ? ».

John Lennon lors des sessions d'enregistrement de l'album Blanc des Beatles - Copyright Yellow-sub.netJohn Lennon enregistre avec David Bowie ,pour lequel il compose « Fame », n’ 1 aux USA en 75, Nilsson (« Mucho Mungo » dans Pussy Cats), Johnny Winter (« Rock’n’Roll People »), Ringo Starr (« l’m the Greatest » et « Goodbye Vienna »), Elton John (« Whatever Gets You Through the Night » en 74) et monte sur scène avec Keith Richards et Eric Clapton pour chanter son « Yer Blues » dans le Rock’n’Roll Circus des Rolling Stones, avec Chuck Berry dans les shows télé new-yorkais de Mike Douglas et en compagnie d’Elton John avec lequel il enregistre à New York, le 28/12/74, une version publique de ses « I Saw Her Standing there », puis « Lucy In the Sky ».

Il produit « The Pope Smokes Dope » de David Peel et réalise en 75 avec Phil Spector un album de ses rocks préférés (et de ceux de sa mère) « Rock’n’Roll »(sa reprise tranchante de « Stand By Me » de B.E. King) et publie la même année la compil’ « Shaved Fish ».

VIVRE VITE : MOURIR JEUNE :

Le

Le « jealous guy » sortira en 80 d’une retraite de cinq années dans les trente pièces de son appartement new-yorkais pour enregistrer à New York (aux Record Plant Studios), avec Yoko, l’album de la sérénité retrouvée « Double Fantasy » (plus de 4 millions d’exemplaires vendus aux USA) avec « (Just Like) Starting Over » et « Woman ». Il allait partir en tournée et retravailler avec Ringo Starr lorsqu’il se fait abattre devant son domicile, le Dakota Building à New York, par un déséquilibré, Mark Chapman, le 8/12/80 à 22 h 52. Sa disparition bouleversa une génération pour laquelle il, était plus qu’un musicien et un porte-parole : un ami. « Starting Over » fut n’ 1 dix-neuf jours après sa mort aux USA et en GB et « Woman » n’ 2 aux USA, et n’ 1 en GB, tout comme la réédition d’« Imagine » ; les radios du monde passèrent à l’envi cette chanson-testament dont on retrouve l’enregistrement dans le film-document d’Andrew Solf du même titre, commercialisé en 88.

McCartney composera l’hommage « Here Today » paru en 82 sur « Tug Of War », George Harrison « All Those Years Ago » en 81 et Yoko le poignant « Mindweaver » (sur l’album « Walking On Thin Ice »). Bryan Ferry et Roxy Music, après Donny Hathaway et les Faces, reprendront « Jealous Guy » (d’abord enregistré sous le litre « Child of Nature » par les Beatles pendant les séances de « Let It Be »), sur scène, puis en 45 t : n’ 1 en GB en 81 et leur plus important succès en single.

 

LA FAMILLE LENNON AUJOURD’HUI

Yoko Ono, l'épouse de John - Copyright Yellow-sub.netMme Ono-Lennon a habilement fait fructifier son patrimoine en publiant ses fonds de tiroir inédits : en 84 « Milk And Honey », des compos comme « l’m Stepping Out », « Nobody Told Me » (du grand Lennon), puis « Heart Play » et le concept « Every Man has a Woman », composé de chansons de Yoko interprétées par d’autres artistes ; John y chante « Every Man Has a Woman » et joue de la guitare dans « Now Or Never ».

Publication en 86 des bandes (disque et vidéo) du concert du 30/ 8/72 au Madison Square Garden à New York (« Live in New York City ») où John Lennon était accompagné par Yoko et le groupe Elephant’s Memory pour un Best Of médiocrement enregistré, approximatif, et en 87 d’un recueil inédit de dessins et de proses, Skywriting By Word And Mouth.

La pièce de théâtre, « Lennon », fut créée à Liverpool et à New York, sans succès, et une série radio américaine de 52 heures diffusée en 89, avec des titres inédits (« The Rikikesch Song », « Life Begins At 40 », « Serve Yourself », etc.) et 300 heures d’interviews et de poésies.

Fin 88, la bio romancée d’Albert Goldman « John Lennon :Une vie avec les Beatles » provoqua un scandale, mais fut contrée par la sortie simultanée du documentaire et du livre « Imagine », produit par Yoko Ono, dont la fortune est l’une des plus importantes des USA.

John Lennon lors du tournage du film En août 66, John. avait joué dans le film contestataire de Richard Lester « How I Won the War » avec des cheveux courts et des lunettes rondes qui firent le tour du monde. Fin 77, il composait au piano, pour une comédie musicale jamais terminée qui devait s’appeler « The Ballad Of John & Yoko », « Free As a Bird » dont les trois Beatles survivants développèrent la maquette en mars 94 pour la parution de leur Anthology volume 1.

Et en 98 le coffret Lennon en 4 CD proposait 90 titres, demos, répétitions (avec son fils Sean), dessins et aquarelles, quelques morceaux inédits et des parodies de Dylan et George Harisson.

Sa première femme, Cynthia, a ouvert en 89 un bar-restaurant, le Lennon’s, à Londres et son père Freddie Lennon a enregistré en 65 le single « That’s My Life ».

Son premier fils Julian John Lennon Charles, multi-instrumentiste (né en 1963), a formé un groupe rock avec le fils de Lemmy de Motorhead et chanté « Song For Guy » d’Elton John sur l’album du saxophoniste Ralf Ravenscroft. Son premier album aux qualités musicales certaines, « Valotte » (d’après le nom d’un studio français), paru en 84 fut un gros succès américain l’année suivante . Produit par Phil Ramone, Julian n’a pas concrétisé ce début prometteur, surtout avec le cuisant échec de son troisième album « Mr. Jordan » au printemps 89. Il a dû batailler avec Yoko pour obtenir les 12,5 millions de dollars de son héritage.

Sean, fils de Yoko et John (né le jour de ses 35 ans, le 9/10/75), ex- IMA, avec sa muse japonaise Yuka du duo Cibo Matto a enregistré en 98, pour le catalogue des Beastie Boys, « Into the Sun », un album de bossa-folk.




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